D'où je viens...

1982
Découverte du Monde le 6 février à Valence.
1989-1992
Initiation de trois ans au tir à l'arc, un mois avec un arc classique, le reste avec un arc à poulies.
2001
Bac STT informatique / gestion au lycée privé du Sacré Coeur à Tournon sur Rhône.
Ecole de Maistrance promotion Duguay-Trouin en Septembre à Brest.
2002 - 2003
Brevet d'aptitude technique de Manoeuvrier à Lanvéoc en Bretagne.
Affecté Transport de chalands de débarquement "SIROCO", service pont, Toulon.
Affecté Bâtiment base de plongeurs démineurs "ACHERON", adjoint Bosco, Toulon.
Affecté Chasseur de mines "LYRE", adjoint Bosco, Toulon.
Affecté aux ateliers militaires de la flotte, service voilerie, gréements et radeaux de sauvetage, Toulon.
2004
Brevet d'aptitude technique de guetteur sémaphorique, Lanvéoc.
Affecté CROSSMED en Corse, adjoint chef de quart sauvetage et surveillance des pêches
2007
Affecté CROSSMED, service secours maritime, adjoint chef de quart, La Garde.
Détection pour le collectif France.
Première compétition internationale à Izmir. 
Rattachement au Centre National des Sports de la Défense à Fontainebleau.
2008
Inscription sur liste des sportif de haut niveau du Ministère.
2011
Brevet supérieur de guetteur sémaphorique, Lanvéoc.
Affecté CROSSA Etel.
2012
Affecté vigie Cépet, FOSIT Toulon.
2013
Militaire de carrière. Numéro 1 mondial.
  
Synopsis
 
J'ai découvert ce sport en 1989 en pratiquant le tir nature (cible animalières) à Valence et Villard de Lans. J'y étais venu pour apprendre la maîtrise de soi, et calmer un certain trop-plein d'énergie. Au final, le tir à l'arc rassemble bien plus de valeur que l'on ne croirait, et j'ai eu un changement radical de mon comportement au fil de mes flèches tirées. J'étais devenu plus calme, plus réfléchis et épanoui.
Je tirais un petit arc à poulies en tir instinctif uniquement, sans gant, sans stabilisateur, et il m'arrivait de mettre du scotch pour réparer mes flèches cassées après avoir manqué la cible... Je n'avais touché un arc classique qu'un mois seulement avant de convaincre mes parents à me laisser jouer avec des poulies. Mon arme favorite à toujours été l'arc à poulies pour sa beauté, sa technicité , sa précision et pour la sensation qu'il procure. 
J'ai été licencié aux clubs de Valence et de Villard de Lans de 1991 à 1993, Toulon en 2004, Brest en 2005, La Garde (2005-2009) et je suis maintenant au club de Salaise-sur- Sanne dans l'Isère, proche de mes origines.
Après avoir obtenu mon BAC, je suis rentré dans la Marine Nationale le 3 septembre 2001 par l’école de Maistrance (Sous-officiers), à Brest, où j'ai suivi une formation militaire et la formation de manoeuvrier. J'ai ensuite embarqué sur "L’Acheron" (Bâtiment Base Plongeurs Démineurs) puis sur la "Lyre" (Chasseur de mines) avec un bref passage sur le "Siroco" (Transport de Chalands de débarquement), port base : Toulon.
La vie embarquée n'était pas celle que je recherchais malgré mon intérêt pour le métier de manoeuvrier, passionnant. J'ai dû revoir mes perspectives d’évolution professionnelle. La Marine m'offrait alors une affectation à terre dans un atelier de voilerie / gréement puis dans le secteur des radeaux de sauvetage des bâtiments de guerre. 
Durant l'hiver 2004, après une journée de travail comme les autres, un de mes collègues marin qui partait pour son initiation au club de tir de Toulon me proposait de le suivre. Une fois au club j'ai été charmé par l'évolution matérielle de l'arc à poulies, je craquais et j'achetais mon matériel ainsi qu'une licence. La même année, j'étais de retour à Brest afin de changer de spécialité de manoeuvrier vers guetteur sémaphorique. Six mois plus tard, je suis affecté au CROSS Corse à ajaccio (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage.). Première affectation du genre et c’est un nouveau départ avec de nouvelles exigences pour se détacher de l’aspect militaire au profit du Service Public, surveillance et sauvetage en mer. En poste comme adjoint chef de quart du CROSSMED en Corse, je travaille quinze jours d'affilée pour l'équivalence en jours de repos.
Très vite, j'ai attrapé le virus de l'arc qui démange, le tir me manque, et les résultats augmentent... Cependant, l'insularité me faisait rencontrer quelques difficultés pour m'entraîner et pour me rendre en compétition sur le continent. J'essayais de concilier au maximum le sport et le travail en prenant d'ores et déjà sur mon temps de repos, sur mes sorties. Alors géographiquement isolé, je décidais de m'investir pleinement dans cette double vie entre Terre et Mer. Le club de tir à l'arc d'Ajaccio, l'AC2A, m'accueillait sur son pas de tir extérieur, ce qui me permettait de tirer régulièrement, puis tous les jours. Le Commandant de la base navale d'Ajaccio autorisait alors mon entraînement dans une coursive du hangar hélicoptère… Même avec le froid, la vétusté, le manque de lumière et de compagnie (sauf les mouettes !!!), je disposais d'un endroit au calme, au sec et à l'abri du vent pour pratiquer ma passion.
Les saisons passèrent entre salle et FITA et le club de La Garde m'apportait beaucoup de notions de réglages, de préparation, une sorte d'instruction dans le Monde de la compétition et de l'arc à poulies. A ce moment là, Jérôme Delplace du club de La Garde décrochait la médaille d'argent par équipe aux "Europe" salle de Sassari avec Jean-Marc Beaud et Dominique Genet. C'était grand, un rêve de gamin, j'ai eu la chance de pouvoir côtoyer un archer international à domicile et il m'a donné envie de persévérer.
Octobre 2006, mon record en compétition salle était à 583, je participais à ma première compét' de saison à Bastia et je réalisais 591 après de durs entraînements et d'importants sacrifices. "C'est possible" ! Voilà ce qui me passait par la tête en retournant prendre mon quart à Ajaccio. Ensuite une certaine régularité s'installait dans les bons résultats. Je gagnais en confiance.
En mars 2007, je rejoignais le top 3 national et je remplissais pour la première fois une feuille de quota de sélection pour les championnats du Monde (590). Après mon premier championnat de France en salle à Mulhouse, dernier critère de sélection, l'entraîneur national arc à poulies Benoît Binon me contactait et m'annonçait mon départ pour la Turquie, première sortie internationale, effet garanti !!!
Au retour, c'était une sixième place individuelle, un record perso (592), un record du Monde et un titre de vice champion du Monde par équipe avec Dominique Genet et Sébastien Brasseur, de quoi me donner l'envie de poursuivre sur cette voie !!!
Puis, il y a eu la découverte de la structure qui accompagne les sportifs militaires : Thumbnail image le Centre National des Sports de la Défense, à Fontainebleau, qui est la maison mère des sportifs de haut niveau de la Défense, quelque soit l'arme. Ce centre gère le suivi médical des sportifs, assure la gestion administrative, coordonne les mises à disposition entre les fédérations et l'affectation du militaire, tout ceci dans un esprit de corps, comme une famille.
Thumbnail imageC'est grâce à cette structure que j'ai pu obtenir ma mutation vers le CROSSMED, à La Garde, pour faciliter mes déplacements en compétition et pour organiser un aménagement d'emploi du temps. C'est aussi grâce à cette structure "militaro-sportive" que je peux maintenant partager mon expérience avec d'autres sportifs issus tout azimut, parfois même très médiatiques ! Ce sont vraiment des rencontres exclusives !
La double vie entre tir à l’arc et sauvetage en mer était officialisée et parfaitement complémentaire : Sport ou métier, il convient de maîtriser les évènements pour dénouer une situation, qu'elle se passe en mer ou en compétition.
En 2011, je décroche ma sélection pour le brevet supérieur de la Marine Nationale grâce à mon travail et à la reconnaissance des services rendus par mes supérieurs. J'ai ensuite été affecté CROSSA Etel. "A" comme atlantique, pour la coordination des sauvetages de la pointe de Penmarc'h jusqu'à la frontière espagnole et 400 km des côtes ! Bien que passionnante et remplie d'une ambition hors cadre, j'ai dû changer mes perpectives une nouvelle fois pour concilier le haut niveau avec la carrière en retournant dans le Sud de la France. 2011 était une véritable charnière de ma vie. Il a été très difficile de concilier le sport de haut niveau avec une formation de cadre de la Marine Nationale. Je n'ai pas eu de temps de pause, je n'ai pas pu profiter de ma famille, mais c'est un choix récompensé par une réussite. J'en sors tête haute et objectif rempli avec une excellente moyenne scolaire, couplée à une huitième place mondiale.
Je suis désormais affecté à la vigie de Cépet, le sémaphore de Saint-Mandrier sur mer dans le Var. J'assure les fonctions de chef de quart pour la surveillance de la rade militaire et des approches maritimes Toulonnaises. Un autre grand changement administratif survient en 2013, puisque je passe de militaire sous contrat à militaire de carrière. C'est une stabilité émotionelle importante qui rentre évidemment en compte pour la réussite sportive et professionnelle.
Je suis animé par un désir de bien faire, être mon propre adversaire en recherchant l'excellence dans la performance et dans la représentation de mon sport. C'est une entreprise quotidienne passionnante, qui m'offre la joie de faire bien des rencontres aussi sympathiques qu'exclusives !
 

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