Championnats d'Europe FITA 2012

Qualifs Europe Amst12Quelle fût notre volonté de gagner après ces matchs amers, et voilà qui est fait, avec fierté ! Pas de question à se poser, pas de doute, pas de peur, on gagne et c'est tout. Nous étions champions d'Europe en salle en 2010 avec cette même équipe, et vice-champions en 2008 à Vittel battus par les Hollandais à domicile. Nous prenons le titre chez eux ! C'est aussi ça le sport !

En individuel, j'arrivais en confiance grâce à un magnifique 713 avant de partir. Les conditions de tir n'étaient pas les mêmes à Amsterdam. Je m'attendais à un temps plus frais, avec quelques averses ou orages. Au final, grand soleil, chaleur, vent. Nous étions dans le stade olympique de la ville, un beau terrain, et quand même abrité du vent. Le terrain d'entraînement n'était pas abrité du tout et il était difficile de tirer une flèche correctement à compter de jeudi. Ca bastonnait ! Au niveau du stade les plus grosses rafales étaient coupées par l'enceinte. Par contre, il ne fallait pas vraiment se fier aux drapeaux, en tout sens, et chaque tir devait être solide pour toucher le 10. Une inattention et c'était la faute assurée.

PJ Amsterdan 2012Sur les qualifications, j'ai pu jouer avec mes nerfs, et ceux des trois ou quatre autres archers en course pour la tête. C'était un bon moment, quelques flèches ne sortaient pas vraiment où je voulais les voir, et avec un coup d'oeil général sur les autres qui eux aussi touchaient le 9 ou le 8, je restais toujours dans le top 3. Finalement, la tête me reviendra avec 701 et 27X.

On ne gagne pas un championnat sur des qualifications, mais c'est une position qui marque l'esprit, donne confiance, aussi avec une certaine inertie sur les compétitions à venir.

Sur les matchs, je commençais donc en seizième de finale, directement contre un outsider, Mickael Cauwe de Belgique. C'est un copain, et un bon archer. Il avait remporté notre match à Nîmes en salle cette année (149/149 – Barrage 10/10!!!)... Du coup, l'entrée en matière n'offrait pas de relâchement possible. Je gagne avec 148. Ensuite je bats un autrichien, Matzner, dans un match où j'ai pu retrouver de bonnes sensations de tir, malgré un petit 8, terminant avec 147.

Puis, la surprise, Pagni qui avait gagné au barrage en 16e, après deux flèches de barrage, s'impose contre Dominique au tour suivant (infos sur le blog arcapoulies). Je le rencontre donc en quart. Très chanceux sur la première volée, ses trois cordons prennent, et le mien non, bilan 28 à 30. Je réplique avec un 30 même si je suis bien attaqué par cette volée et 58 à 60. Un 8 me claque dans le nez lors d'un rafale pénible à tenir et 86 à 90. Le match est plié, ce n'est pas un Pagni qui va lâcher cette chance, je rage, en moi c'est tempête... Je lutte, rien n'est jamais gagné, ou perdu, je tire 29 et 30, le 9 à rien encore grrrr et il gagne 147 à 145. Il fait lui aussi son 8 dans ce temps, les 10 difficiles. C'est la guerre des nerfs à ce jeu là, surtout lorsque les conditions météo se compliquent. Le 50 mètres par beau temps peut se comparer à du tir en salle au niveau des scores, mais il devient un tir très difficile dès qu'un peu d'air survient. Je pourrais le comparer avec du 18 mètres en extérieur... Allez donc chopper la pastille dans une rafale.......

Je termine donc 6e de ce championnat, il est mon meilleur résultat en championnat d'Europe, et avec le niveau que j'ai atteint cette année je garde le sentiment de trop peu. Ce n'est pas une fin en soi, le travail continue, en tirant d'autres enseignements encore, sur la gestion de la lucidité et de l'engagement. C'est en bonne voie, et je retiendrai ceci !

Nous sommes dans le TGV pour Paris, et avec mes coéquipiers Dominique et Christophe, je vous remercie pour votre soutien et vos encouragements !IMG 0675

Prochain départ, Ogden, le 15 juin troisième et dernière manche de la coupe du Monde, objectif Tokyo !!! 

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